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| Photo : Apple inc. 2011 - Tous droits réservés. |
Mais ce schéma, idéalement adapté aux organes de presse, ne s'applique pas forcément à la littérature. Comment apporter au livre une vraie dimension interactive ? Les éditeurs, forcés de s'adapter et de suivre le mouvement, numérisent peu à peu leurs catalogues. Mais le consommateur sera-t-il réellement au rendez-vous ?
La vraie plus-value du format, c'est probablement l'immédiateté d'accès. Via son Ibook store, Apple propose des centaines de livres en français, instantanément téléchargeables sur l'Ipad. Et comme toujours, les arguments de communication de la firme de Cupertino visent à faire d'une potentielle faiblesse un véritable atout. "Lire sur l'Ipad est exactement comme lire un livre", déclare Apple sur sa page promotionnelle dédiée à la fameuse tablette. Argument de poids en effet. Le public, conservateur malgré tout, souhaite avant toute chose retrouver les sensations simples de la lecture : prendre un livre sur l'étagère, tourner les pages... et c'est précisément ce que propose l'interface de l'application. L'imitation du livre physique est troublante : tranche, couverture, épaisseur, caractères d'imprimerie... les pages se tournent du bout des doigts comme avec un vrai livre. Et comme un bon concept fait toujours école, les applications de lecture de livres numériques des tablettes Android sont dotées de la même interface.
Ainsi, là où les lecteurs de e-book classiques avaient jusqu'à présent un peu de mal à pénétrer le marché, la tablette multimédia, plus réactive et fonctionnelle, pourraient bien achever d'imposer un format numérique qui, il y a seulement quelques années, ressemblait encore à une niche, boostant par ailleurs les ventes et le développement des lecteurs classiques.
Aujourd'hui le e-book se porte de mieux en mieux, et les éditeurs qui ne prennent pas le virage de manière assez réactive en font les frais, à l'instar de la librairie Borders qui se trouve aujourd'hui en situation de faillite. A l'opposé, la maison d'édition Random House prévoit pour cette année que 10% de ses revenus US viendront des seuls e-books...
S'il est irréaliste (et non-souhaitable) de prédire la fin du livre classique, irremplaçable, il ne fait aucun doute en revanche que le livre numérique a de beaux jours devant lui.
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